BRUXELLES EN AOÛT 2026, capitale de l’histoire et de l’archéologie francophones de Belgique

La Société royale d’Archéologie de Bruxelles (SRAB) a été chargée d’organiser à Bruxelles le 12e Congrès de l’Association des Cercles francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique (59e Congrès de la Fédération des Cercles d’Archéologie et d’Histoire de Belgique). Cette manifestation scientifique, ouverte tant aux amateurs qu’aux professionnels, se tiendra dans les locaux de l’Académie royale de Belgique, du jeudi 20 au dimanche 23 août 2026.

Depuis 1885, les assisses des congrès de l’association d’abord dénommée « Fédération archéologique et historique de Belgique » rassemblent passionnés, chercheurs et sociétés savantes autour d’un objectif commun : faire vivre l’histoire, l’archéologie et le patrimoine de nos régions. Elles se tenaient tous les ans, puis tous les deux ans et mobilisaient les cercles de l’ensemble de la Belgique. Les premiers congrès se tinrent à Anvers (1885), Namur (1886), Bruges (1887), etc. (en savoir plus). La Société d’Archéologie de Bruxelles est présente dès l’année de sa fondation, en 1887, et s’associe à la publication des Actes du bouillant Congrès de Charleroi de 1888. Son engagement depuis fut permanent : elle organisa les congrès de 1891, 1935 et 1958. Aujourd’hui, la Société royale d’Archéologie de Bruxelles relève à nouveau ce défi avec enthousiasme. Cet événement majeur marque le retour de Bruxelles sur la scène de ces grandes rencontres scientifiques patrimoniales, après près de sept décennies d’absence. Les activités culturelles proposées en parallèle des journées d’études mettront en valeur le patrimoine de la Région de Bruxelles-capitale.

Ce 12e congrès revêt une dimension symbolique particulière. Il rend hommage à Jean-Marie Duvosquel (1946-2023), figure tutélaire de l’ACfHAB, dont il fut le premier président et l’infatigable promoteur. C’est sous son impulsion que les sociétés francophones belges, après la régionalisation de l’État, se regroupèrent pour former l’Association des Cercles francophones d’Histoire et d’Archéologie de Belgique (ACfHAB). Il fut à l’origine du premier congrès – congrès du renouveau de la Fédération des Cercles d’Histoire et d’Archéologie de Belgique (45e congrès) – qui se tint en 1980 à Comines-Warneton. Son souvenir habitera ces journées consacrées aux disciplines qu’il a tant contribué à fédérer.

Douze sections pour embrasser l’ensemble du patrimoine

Le programme scientifique s’articule autour de douze sections thématiques : archéologie, histoire politique, militaire et relations internationales, histoire économique et sociale (+ numismatique, démographie, vie quotidienne), histoire des institutions et du droit (+ sigillographie), histoire des religions et des mouvements philosophiques, histoire des sciences, des techniques et des savoirs anciens, histoire de l’environnement et de l’aménagement du territoire, généalogie et histoire des familles (+ héraldique), histoire des arts, patrimoine oral et immatériel, folklore, archives et bibliothèques, patrimoine mobilier et musées (en savoir plus).
Cette architecture permet d’accueillir la diversité des recherches actuelles, des travaux les plus académiques aux découvertes des historiens locaux.

Chaque communication suivie de discussion offre l’occasion d’un véritable échange. Chaque demi-journée d’étude comporte deux tranches horaires, séparées par une pause-café dans le patio des anciennes écuries. Ces moments sont l’occasion de rencontres informelles dans une atmosphère sympathique et détendue qui font la richesse des congrès : confrontation des méthodes, découverte de sources inédites, naissance de collaborations futures.

L’originalité de cette manifestation réside dans son ouverture. Professionnels et amateurs y trouvent leur place. Étudiants présentant leur mémoire, doctorants exposant leur projet de thèse, chercheurs confirmés comme érudits locaux : tous sont invités à soumettre une communication. Car c’est dans ce croisement des regards et des compétences que se construit une histoire vivante, ancrée dans les territoires et les communautés qui la font.

Les stands des sociétés participantes et de librairies spécialisées permettront de découvrir des publications souvent méconnues, témoins d’un travail patient de collecte et d’analyse mené aux quatre coins de la Wallonie et de Bruxelles.

Que vous soyez membre d’une société d’histoire locale, chercheur universitaire ou simplement curieux du passé, ce congrès est le vôtre. Rejoignez-nous pour quatre journées de découvertes, de débats et de convivialité au cœur de Bruxelles.